Fini le Hacking underground !

C’en est fini du hacker aux cheveux gras et aux lunettes à triple foyer, qui pianote fébrilement sur son clavier à la recherche des failles des entreprises les mieux protégées ? Si on se base sur la multiplication en France des Hackathon, ces événements qui proposent à des développeurs, programmeurs, designers, inventeurs et autres -eurs de se retrouver pendant quelques jours pour mettre au point des projets innovants, la réponse est oui.

Dernier en date, Hack Day Paris, organisé ce week-end à la Ruche, l’espace de co-working parisien dédié aux entrepreneurs sociaux.

La définition du Hack, c’est que tu t’émancipes des contraintes de ton entreprise, de celles de tous les jours, pour faire quelque chose qui te motive, qui sera potentiellement bouleversant, innovant“, rappelle @steren (Steren Giannini), l’un des co-organisateurs de l’événement, et rencontré samedi, après une première nuit blanche à gérer la centaine de “hackers” qui avaient répondu présents.

Le coup d’envoi ? C’était en effet le vendredi, à 19h. Enfin, à 17h plus exactement, où les participants (entre 120 et 140, des étudiants, des ingénieurs, des programmeurs, des designers…), se sont retrouvés d’abord pour des échanges informels, puis pour une session de pitch individuels. Le but : présenter son idée pour ceux qui avaient déjà constitué une équipe, évoquer son idée et son savoir-faire pour ceux qui étaient venus en solo. Les équipes une fois constituées, le marathon de 40 heures s’est enclenché. Sachant que le cahier des charges était on ne peut plus simple : Build Something Brilliant. “En fait, l’initiative est la nôtre, nous ne dépendons pas d’une société, ce qui nous a permis de ne rien imposer, et de laisser les gens totalement libres dans la compétition“, note @sylvinus (Sylvain Zimmer), de l’équipe d’organisation aussi.

Hackers au travail

Cela afin de faire émerger des idées, plus que des projets. Il ne s’agissait en effet pas de présenter un projet de start-up, business plan à l’appui, dans l’espoir de voir celui-ci soutenu et financé, mais de “pouvoir essayer d’autres idées, de voir d’autres métiers“, souligne Sylvain. “Nous ne nous attendons pas à ce qu’une des initiatives présentées devienne une start-up, mais à ce que des idées naissent, qui seront réutilisées, étirées, pour amener elles à un véritable projet d’entreprise novateur“, m’a expliqué @skylar (Skylar Woodward), le dernier du trio d’organisation.

Collaboration

Une démarche approuvée par les participants : Florian et Benoît, qui ont mis au point Jean-Michel Jarduino, un synthétiseur de musique composé de ballons en plastique lumineux, chacun correspondant à une note, m’ont ainsi confirmé : “ce qu’on voulait c’était se démarquer et aller contre nos compétences. On est tous les deux programmeurs, on voulait essayer de faire quelque chose qu’on sait pas faire“. Quand je leur ai demandé, dimanche, ce qu’ils allaient en faire, j’ai eu droit à un : “on va éclater les ballons d’ici 5 minutes“. Idem pour Moustapha et Edouard, qui travaillaient sur Tapioca, un système qui consiste à empêcher une personne qui parle devant un vidéo-projecteur d’être éblouie, et qui affiche aussi du contenu sur son torse, différent de celui proposé sur l’écran. A noter qu’ils n’ont pas eu de chance : dimanche, leur démo n’a pas fonctionné.

Démonstrations

Reste à savoir si les gagnants du principal prix (1500 euros), les Noise Hackers, vont eux aussi détruire leur prototype, une boîte à musique qui permet d’attribuer un morceau à un objet via un tag RFID, puis qui propose de poser cet objet sur un lecteur pour déclencher la lecture…

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