Pour ces collégiens de Sète, le cartable devient une simple clé USB

Fini le poids du savoir qui déstructure le dos ? En tout cas, au collège Jean Moulin de Sète plus de trois cents collégiens ne trimbalent plus tous les jours leur cartable de dix kilos. Tout est désormais concentré dans une petite clé USB de dix grammes.

Pratique

Pour Victor, en classe de 4e , c’est un changement total : “Avant j’étais désorganisé et j’allais à l’école avec tous mes livres dans mon sac. Aujourd’hui, je ne jure que par ma clé USB.” Pour Amina, c’est le rêve : “Ne plus avoir de livres, c’est une belle avancée.” Abdou, lui, loue, “la facilité d’utilisation de l’outil”.

Cartable numérique

Cette troisième rentrée est synonyme de montée en puissance pour l’opération cartable numérique. Ses deux géniteurs, Catherine Chevalier, professeur de SVT et Fabrice Bernard, professeur de technologie, se régalent d’entendre leurs jeunes pousses. Même si tout ne fut pas simple.

“Nous avons pris ce projet en partant d’une idée simple : il fallait faire comprendre que cette clé devait davantage servir au travail à la maison qu’au collège. On peut dire maintenant que les enfants se sont approprié l’idée.”

Opération pilote

D’après Fabrice Bernard, le ministère lui aurait confié que l’opération pilote en France était la seule qui fonctionnait sans l’appui d’internet. “Pour le ministère, il s’agit d’une expérience unique sans internet”; Concrètement, dès la rentrée scolaire, tous les enfants du collège réceptionnent une clé de 8 gigas dans laquelle toutes les ressources ont été dupliquées, de l’Histoire au Français, en passant par les mathématiques.

Coût ?

Pas de connexion à internet nécessaire et fini le poids des livres ! Question coût, c’est le conseil général de l’Hérault qui a supporté les frais d’achat des clés et surtout les droits des éditeurs de programmes. Au total cela représente 57 euros par élève.

“C’est trop bien !

“C’est vrai que l’on a eu un peu peur au départ, consent Catherine Chevalier. Au final, il y a très peu de perte et un livre c’est 20 euros, une clé c’est trois ou quatre euros.” Pour Abdou, qui vit avec sa clé depuis trois ans, “il faudrait que le dispositif soit accessible à tous les collégiens de France. Parce que c’est trop bien !” Un peu plus loin, c’est Younès qui parle technique : “Les mises à jour se font rapidement. Et puis c’est simple d’apprendre avec tous ces modules.”

L’interactivité est possible aussi. Des jeux viennent rendre plus sympa le cours classique d’histoire. Les élèves se sentent mieux dans cet univers du numérique. Bref, une expérience qui peut faire école.

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